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Loi de finances pour 2006 - La fiscalité professionnelle
Résultat imposable • Transmission d’entreprise
• Impôt sur les sociétés •
Taxe professionnelle •
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- Résultat imposable -
L’amortissement des véhicules de tourisme
Article 17 de la loi de finances pour 2006
En principe, il n’est pas possible de
déduire les amortissements se rapportant à des
véhicules immatriculés dans la catégorie
des voitures particulières – telles que, notamment,
les voitures de tourisme, les voitures commerciales ou encore
les breaks – pour la fraction de leur prix d’acquisition,
taxes comprises, qui excède un plafond fixé
à 18 300 euros pour les véhicules mis en circulation
depuis le 1er novembre 1996.
De même, les entreprises qui prennent en crédit-bail
ou en location pour une durée d’au moins 3 mois
(ou pour une durée inférieure à 3 mois
renouvelable) des voitures particulières, neuves ou
d’occasion, ne peuvent en principe déduire la
part du loyer correspondant à l’amortissement
pratiqué par le bailleur sur la fraction du prix d’acquisition
de ces véhicules qui excède 18 300 euros.
La loi de finances pour 2006 limite, encore
plus strictement, à 9 900 euros au lieu de 18 300 euros,
la déduction fiscale de l’amortissement des véhicules
les plus polluants acquis à compter du 1er janvier
2006 et dont la date de première mise en circulation
est intervenue après le 1er juin 2004.
À savoir : sont visés les véhicules
immatriculés dans la catégorie des voitures
particulières, ainsi que les véhicules qui fonctionnent,
exclusivement ou non, au moyen de l'énergie électrique,
du gaz naturel véhicule ou du gaz de pétrole
liquéfié dont le taux d’émission
de dioxyde de carbone est supérieur à 200 g/km.
De même, en cas d'opérations de
crédit-bail ou de location de longue durée portant
sur ces mêmes véhicules, la part du loyer supportée
par le locataire et correspondant à l'amortissement
pratiqué par le bailleur sur la fraction du prix d'acquisition
du véhicule excédant 9 900 euros n’est
plus déductible.
?Les provisions pour dépréciation
des titres et des immeubles
Article 25 de la loi de finances pour 2006
Pour les exercices clos à compter du
31 décembre 2005, les entreprises ne peuvent plus déduire
fiscalement le montant total des provisions constatées
en comptabilité au titre de la dépréciation
de leurs titres de participation et de leurs immeubles de
placement.
À compter de ces exercices, la déduction de
ces provisions est limitée aux seules moins-values
latentes nettes constatées sur ces mêmes éléments.
Cette limitation s’applique aussi bien aux sociétés
passibles de l’IS qu’aux entreprises individuelles
et aux sociétés de personnes relevant de l’impôt
sur le revenu dans la catégorie des bénéfices
industriels et commerciaux.
Précision : la mesure de plafonnement
de déduction des provisions s’applique également
à la dépréciation des titres de société
à prépondérance immobilière, qui
constituent pour l’entreprise des titres de participation.
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- Transmission d’entreprise -
L’exonération des plus-values des petites entreprises
Article 37 de la loi de finances rectificative
pour 2005
Les plus-values réalisées par
les petites entreprises relevant de l’impôt sur
le revenu sont à certaines conditions exonérées
d’impôt sur le revenu et de prélèvements
sociaux.
La loi de finances rectificative pour 2005 est venue aménager
les conditions d’application de ce dispositif pour les
plus-values réalisées à compter du 1er
janvier 2006, que l’exercice coïncide ou non avec
l’année civile.
• Dorénavant, pour être éligible
à l’exonération, l’exploitant ou
l’associé d’une société de
personnes devra participer personnellement à l’accomplissement
des actes nécessaires à l’activité,
de manière directe et continue.
Conséquence :si les loueurs en meublé
peuvent toujours bénéficier de l’exonération,
celle-ci n’est plus applicable aux cessions de fonds
de commerce donnés en location-gérance, le propriétaire
ne participant pas personnellement à l’exploitation.
• Les seuils de chiffre d’affaires
conditionnant l’exonération restent applicables.
L’exonération est donc totale lorsque le chiffre
d’affaires n’excède pas 250 000 euros pour
les entreprises industrielles et commerciales de vente et
les exploitants agricoles, ou 90 000 euros pour les entreprises
de prestations de services.
Quant à l’exonération partielle dégressive,
elle reste applicable entre ces limites et respec-tivement
350 000 et 126 000 euros de chiffre d’affaires.
Mais, grosse différence, c’est désormais
le chiffre d’affaires hors taxes moyen des exercices
des 2 années précédentes qui est retenu
pour être comparé à ces limites.
?L’exonération des plus-values
de cession de petites entreprises
Article 34 de la loi de finances rectificative
pour 2005
La loi de relance de la consommation et de l’investissement
du 9 août 2004 avait introduit un dispositif temporaire
d’exonération des plus-values de cession des
petites entreprises et des petites branches d’activité,
qui expirait en fin d’année dernière.
La loi de finances rectificative introduit un nouveau dispositif
qui, pour les transmissions réalisées à
compter du 1er janvier 2006, prend le relais du précédent
mais s’en démarque par son champ d’application
plus large et ses modalités d’application plus
favorables.
• Le nouveau dispositif étend le
champ d’application de l’exonération aux
associés de sociétés de personnes qui
y exercent leur activité professionnelle.
• Le précédent dispositif
était applicable dans le cadre des activités
commerciales, industrielles, artisanales et libérales.
Le nouveau y ajoute les activités agricoles.
• Le précédent dispositif
concernait les cessions à titre onéreux : ventes,
échanges et apports en société notamment.
Le nouveau dispositif est élargi à toutes les
transmissions, c’est-à-dire aux transmissions
à titre gratuit : donations et successions.
• Le nouveau dispositif, qui s’applique
comme le précédent aux cessions d’entreprises
individuelles et de branches complètes d’activité,
vise aussi la cession de l’intégralité
des parts ou droits détenus dans une société
de personnes par un contribuable qui y exerce son activité
professionnelle et qu’il cesse dans la foulée.
• Comme dans l’ancien dispositif,
la valeur des biens cédés soumis aux droits
d’enregistrement – valeur du fonds soumis à
ces droits ou des parts sociales – ne doit pas excéder
300 000 euros pour que l’exonération totale soit
applicable. Mais une exonération partielle dégressive
est introduite entre 300 000 et 500 000 euros.
• Le nouveau dispositif d’exonération
prévoit, à la différence du premier,
que l’activité devra avoir été
exercée pendant au moins 5 ans à la date de
sa transmission.
Important : lorsque l’entreprise faisant
l’objet de la transmission est exploitée en location-gérance,
l’exonération est applicable, mais à la
condition que l’activité ait été
exercée par le propriétaire, avant la mise en
location, pendant au moins 5 ans, et que la transmission soit
réalisée au profit du locataire-gérant.
Cession d’entreprise en cas de départ à
la retraite
Article 35 de la loi de finances rectificative
pour 2005
Une exonération totale des plus-values
de cession, sans plafond de valeur, est ouverte aux entrepreneurs
individuels et aux associés qui exercent leur activité
professionnelle dans le cadre d’une société
de personnes relevant de l’impôt sur le revenu
lorsqu’ils vendent leur affaire à compter de
2006.
• Toutes les opérations à
titre onéreux ouvrent droit à cette exonération
: ventes et apports. Mais attention, lorsque la cession concerne
des parts de société de personnes, elle doit
porter sur l’intégralité de la participation
du cédant.
Et le cédant ne doit pas détenir, directement
ou indirectement, à la date de la cession et pendant
les 3 années suivantes, plus de 50 % des droits de
vote ou des droits dans les bénéfices sociaux
de l’entreprise cessionnaire.
• Par ailleurs, l’exonération
est réservée aux professionnels qui ont exercé
leur activité pendant au moins 5 ans et qui la cessent
après la vente de leur affaire ou de leurs parts sociales.
Attention : cette exonération sans plafond
de valeur est aussi applicable à ceux qui cèdent
une entreprise confiée en location-gérance.
Mais dans ce cas, l’activité doit avoir été
exercée pendant 5 ans par le cédant avant d’être
mise en location-gérance. Et seules les cessions de
l’entreprise au locataire-gérant ouvrent droit
à l’exonération.
• Lorsque toutes les conditions sont remplies,
les plus-values de cession, à long comme à court
terme, sont exonérées d’impôt sur
le revenu, mais pas de prélèvements sociaux.
Attention : les plus-values découlant de la cession
des éléments de nature immobilière sont
toutefois exclues de ce dispositif.
L’exonération des plus-values immobilières
professionnelles
Article 36 de la loi de finances rectificative
pour 2005
Une nouvelle exonération dont les modalités
sont calquées sur celles du dispositif d’exonération
des plus-values immobilières des particuliers est introduite
en faveur des profes- sionnels qui cèdent un bien immobilier
inscrit à leur actif.
En pratique : ce régime s’applique
aux cessions réalisées à compter du 1er
janvier 2006, que l’exercice coïncide ou nom avec
l’année civile.
• Les plus-values exonérées
sont uniquement celles qui découlent de la cession
de biens immobiliers affectés à l’exploitation
de l’entreprise, c’est-à-dire de biens
qui sont inscrits à l’actif ou sur le registre
des immobilisations des professions non commerciales, et qui
sont en plus affectés à l’activité
professionnelle développée dans le cadre de
l’entreprise ou de la société.
Par ailleurs, le dispositif ne concerne que les plus-values
à long terme, c’est-à-dire les plus-values
réalisées sur des biens détenus depuis
plus de 2 ans pour leur partie qui excède les amortissements
déduits.
En revanche, peu importe les circonstances de leur réalisation
: cession à titre onéreux ou gratuit, cession
avec l’entreprise ou séparément…
Peu importe aussi qu’il s’agisse de locaux, de
droits correspondant à un contrat de crédit-bail
immobilier ou de droits ou parts de sociétés
dont l’actif est principalement constitué de
biens immobiliers bâtis ou non bâtis qui sont
affectés par l’entreprise à sa propre
exploitation, ou de droits ou de parts de sociétés
dont l’actif est principalement constitué des
mêmes biens, droits ou parts.
Précisions : les cessions de terrains à bâtir
sont exclues du dispositif de l’abattement.
• L’abattement est, comme dans le
dispositif réservé aux plus-values immobilières
des particuliers, de 10 % au-delà de la 5e année
de détention. Autrement dit, l’exonération
est acquise au bout de 15 ans de détention.
À noter : la durée de détention devrait
être décomptée à partir de l’inscription
du bien à l’actif ou sur le registre des immobilisations.
L’exonération des plus-values de cession de titres
de sociétés
Article 29 de la loi de finances rectificative
pour 2005
Un régime d’exonération
progressive des plus-values de cession de titres, applicable
à tous les actionnaires personnes physiques, qu’il
s’agisse des propriétaires de l’entreprise
ou de simples actionnaires individuels de sociétés
cotées ou non, est introduit. Il se caractérise
par l’application d’un abattement sur la plus-value,
fonction de la durée de détention du titre cédé.
• L’abattement est réservé
aux cessions réalisées à titre onéreux
à compter du 1er janvier 2006 par un particulier, directement
ou par le biais d’une société de personnes
relevant de l’impôt sur le revenu.
Par ailleurs, la société dont les titres sont
cédés doit être soumise à l’impôt
sur les sociétés et doit exercer de manière
continue, depuis au moins 5 ans, une activité commerciale,
industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière
– à l’exception de la gestion de son propre
patrimoine mobilier et immobilier –, ou avoir pour objet
social exclusif de détenir des participations dans
des sociétés exerçant une de ces activités.
Enfin, la société doit avoir son siège
social dans un État de l’Union européenne
ou dans un autre État partie à l’accord
sur l’Espace économique européen, à
l’exception du Liechtenstein.
• L’abattement applicable sur la
plus-value de cession de titres est calculé en fonction
de la durée de détention de ces titres. Il est
de 1/3 pour chaque année de détention au-delà
de la 5e. Autrement dit, il est de 1/3 après 6 ans
de détention, des 2/3 après 7 ans et de 100
% après 8 ans de détention.
Très important : la durée de détention
se calcule à partir de la date d’acquisition
ou à compter du 1er janvier 2006 si la date d’acquisition
est antérieure.
Ainsi, les premières exonérations ne s’appliqueront
qu’aux cessions qui interviendront en 2012 pour 1/3,
en 2013 pour 2/3 et en 2014 à 100 %.
Cependant, il est créé une exception en faveur
des dirigeants de société qui céderont
leurs titres à compter de cette année pour partir
en retraite. Ils pourront, sous certaines conditions spécifiques,
prendre en compte leurs années de détention
antérieures à 2006.
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- Impôt sur les sociétés -
La réforme de l’IFA
Article 21 de la loi de finances pour 2006
En principe, toutes les sociétés
et collectivités qui sont passibles de l’impôt
sur les sociétés (IS) doivent acquitter une
imposition minimale forfaitaire annuelle (IFA), même
si leurs résultats sont déficitaires ou nuls.
Jusqu’à maintenant, l’IFA pouvait être
imputée sur l’impôt sur les sociétés
(IS) dû pendant l’année de l’exigibilité
de l’IFA et les 2 années suivantes. Et si elle
n’avait pas pu être imputée sur les versements
d’IS dans ce délai, l’IFA constituait alors
une charge définitive non déductible du résultat
imposable.
La loi de finances pour 2006 supprime la possibilité
d’imputer l’IFA sur l’impôt sur les
sociétés. Corrélativement, les entreprises
peuvent comptabiliser le montant de cette imposition parmi
les charges déductibles du résultat imposable.
Par ailleurs, pour calculer le montant de l’IFA, le
chiffre d’affaires à prendre en considération
est désormais le chiffre d’affaires hors taxes
du dernier exercice clos, et non plus le chiffre d’affaires
toutes taxes comprises, chiffre d’affaires qui doit
toujours être majoré des produits financiers.
Enfin, le barème de l’IFA est réaménagé.
En effet, le seuil d’assujettissement à l’IFA
est porté à 300 000 euros.
En outre, les deux premières tranches du barème
de l’IFA sont abaissées et une nouvelle tranche
est créée pour les entreprises dont le chiffre
d’affaires est égal ou supérieur à
500 M euros.
Important : ces modifications s’appliquent
à l’IFA due à compter du 1er janvier 2006.
Barème de l'IFA 2006
| Chiffre
d’affaires HT et produits financierse |
Tarif
de l'IFA due |
| Inférieur
à 300 000 euros |
0
euros |
| De
300 000 euros à 750 000 euros |
1
300 euros |
| De
750 000 euros à 1 500 000 euros |
2
000 euros |
| De
1 500 000 euros à 7 500 000 euros |
3
750 euros |
| De
7 500 000 euros à 15 000 000 euros |
16
250 euros |
| De
15 000 000 euros à 75 000 000 euros |
20
500 euros |
| De
75 000 000 euros à 500 000 000 euros |
32
750 euros |
| Égal
ou supérieur à 500 000 000 euros |
110
000 euros |
L’aménagement du régime des acomptes d’IS
Article 1er de la loi de finances rectificative pour 2005
La loi de finances rectificative pour 2005 aménage
le régime des acomptes d’IS sur divers points.
Ainsi, le régime de dispense de paiement d’acompte
d’IS dont bénéficient les entreprises
nouvelles au titre de leur premier exercice est étendu
aux entreprises nouvellement soumises à l’IS.
En conséquence, les sociétés nouvellement
soumises à l’IS sont désormais exonérées
de tout versement d’acompte d’IS au cours de leur
premier exercice d’activité (ou de leur première
période d’imposition) relevant de l’IS.
À noter : cette nouvelle mesure s’applique aux
acomptes d’IS dus à compter de 2006.
Par ailleurs, à compter des exercices clos le 31 décembre
2005, les sociétés ayant réalisé
un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard
d’euros au cours du dernier exercice clos et dont le
bénéfice estimé de l’exercice en
cours a augmenté, suivant leur taille, d’au moins
25 ou 50 % par rapport à l’exercice précédent,
doivent moduler leur dernier acompte en fonction de ce bénéfice
estimé. Dans ce cas, le dernier acompte d’IFA
n’est plus fonction, comme pour les trois premiers,
de l’IS calculé sur les résultats du dernier
exercice clos.
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- Taxe professionnelle -
Le dégrèvement pour investissements nouveaux
Article 85 de la loi de finances pour 2006
Le dégrèvement pour investissements
nouveaux, introduit temporairement au profit des investissements
éligibles à l’amortissement dégressif,
réalisés du 1er janvier 2004 au 31 décembre
2005, est pérennisé. Le nouveau dispositif qui
prend la suite est très proche de l’ancien. Il
s’applique :
- aux immobilisations corporelles neuves éligibles
à l’amortissement dégressif créées
ou acquises à compter du 1er janvier 2006 ;
- aux immobilisations corporelles neuves éligibles
à l’amortissement dégressif créées
ou acquises pendant l’année 2005 pour des établissements
créés avant le 1er janvier 2005.
Différence avec le premier dispositif temporaire :
le dégrèvement s’appliquera sur 3 ans
à hauteur de 100 % la première année,
des 2/3 la deuxième et de 1/3 la troisième.
En revanche, le dégrèvement reste calculé
sur la base des taux de 2003 s’ils sont inférieurs
à ceux de l’année d’imposition.
Précision : en raison de l’optimisation
du mécanisme de plafonnement de la taxe par la valeur
ajoutée (cf. ci-dessous), le dégrèvement
complémentaire qui était réservé
aux entreprises dont la cotisation était plafonnée
par la valeur ajoutée est supprimé à
compter des impositions établies au titre de 2007.
Le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée
Article 85 de la loi de finances pour 2006
Les règles de plafonnement de la taxe
professionnelle par la valeur ajoutée sont améliorées
sur deux points.
D’une part, la règle qui prévoit que le
dégrèvement est calculé sur la base d’une
cotisation de taxe fictive fonction des taux d’imposition
de 1995, à moins qu’ils soient supérieurs
à ceux de l’année d’imposition,
est supprimée. À compter des impositions 2007,
le dégrèvement sera donc calculé en faisant
la différence entre la taxe réellement due et
le plafonnement fonction de la valeur ajoutée.
D’autre part, le taux applicable à
la valeur ajoutée pour déterminer le plafond,
actuellement fonction du chiffre d’affaires dégagé
par l’entreprise redevable de la taxe, sera uniformisé
à 3,5 % pour toutes les entreprises.
Commentaire : l’administration profite
aussi de l’occasion pour légaliser sa position
sur les modalités de déduction de la taxe professionnelle
faisant l’objet d’un plafonnement.
Ainsi, pour la détermination des résultats des
exercices clos à compter du 31 décembre 2005,
il est expressément prévu que lorsqu’une
entreprise réduit en fin d’année le montant
de son versement du dégrèvement attendu du plafonnement,
elle ne pourra déduire fiscalement que le montant de
ce dégrèvement.
Corrélativement, le produit de l’année
suivante correspondant au dégrèvement accordé
ne sera pas imposable.
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